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LA CHRONIQUE CULTURELLE BUYO ART : ENTRETIEN AVEC ETHIENNE KASEREKA, AMBASSADEUR DE LA CULTURE YIRA (NANDE)

Entretien avec Ethienne Kasereka,ambassadeur de la culture Yira (Nande)

Dans le cadre de la Chronique Culturelle Buyo Art,nous avons reçu Ethienne Kasereka,figure emblématique et ambassadeur de la culture Yira (Nande),pour un échange approfondi sur l’histoire, l’évolution et l’avenir de la musique traditionnelle Yira.

Q1. Monsieur Ethienne Kasereka,Bonsoir.
En quelques mots, pouvez-vous vous présenter et nous dire depuis quand vous êtes entré dans la musique professionnelle ?

Ethienne Kasereka :
Bonsoir Samuel.
Je suis Ethienne Kasereka, ambassadeur de la culture Yira.
La musique traditionnelle Yira existait depuis longtemps avant nous.
Cependant, avec notre groupe Yira Folk, nous avons contribué à la moderniser.
Nous avons introduit une approche « tradi-moderne », qui conserve l’authenticité culturelle tout en intégrant des éléments contemporains.
C’est ainsi que nous sommes entrés officiellement dans la musique professionnelle.

Q2. Vous êtes l’un des plus anciens musiciens et ambassadeurs de la musique traditionnelle Yira.
Que pouvez-vous nous dire sur son histoire et que doit en savoir la nouvelle génération ?

Ethienne Kasereka :
Si je suis reconnu comme ambassadeur de la culture Nande,c’est notamment grâce à notre premier album Oyo Nindi, qui a permis à la musique Yira d’atteindre le niveau national. Ensuite, l’album Vukere Ngaghenda a franchi les frontières,contribuant à l’expansion internationale de notre musique.

La nouvelle génération doit comprendre que la musique traditionnelle Yira est un patrimoine culturel riche. Elle transmet nos valeurs, notre identité et notre histoire. Il est essentiel de la préserver, de la promouvoir et de l’adapter intelligemment aux réalités actuelles.

Q3. En quelle année le groupe Yira Folk a-t-il été fondé ? Quelle était sa mission et qui en sont les principaux acteurs ? Avez-vous de nouveaux projets ?

Ethienne Kasereka :
Le groupe Yira Folk a été fondé en 1992.
Sa mission était de promouvoir et valoriser la culture Yira à travers la musique.

Parmi les principaux acteurs, il y a moi-même, Ethienne Kasereka. J’ai partagé l’idée de création du groupe avec mon frère Deli Kongoli, que j’ai rencontré à Kinshasa après l’obtention de mon diplôme à l’Institut Vungi. Nous avons également travaillé avec Dada Stella et Paluku Pimbo.

La production du premier album Oyo Nindi a été assurée par Munde Production, avec la collaboration de Balthazar Kanyama et Patrice Viso.
Pour les chorégraphies, nous avons travaillé avec Ema Matsoro, Franco Lwanzo et Adrien Nziwa, entre autres.

Concernant les nouveaux projets, ils existent, mais leur réalisation nécessite des moyens adaptés,surtout à l’ère du numérique.

Q4. Quelle est aujourd’hui la place de la musique traditionnelle Yira face aux autres rythmes modernes ?

Ethienne Kasereka :
Sur le plan national et international, la musique traditionnelle Yira a déjà sa place.
Le véritable défi reste le soutien et la promotion. Avec l’évolution du digital, il faut des ressources pour assurer une meilleure visibilité et compétitivité.

Message à la jeunesse artistique

Ethienne Kasereka :
J’encourage les jeunes artistes à prendre le temps de produire des œuvres de qualité. Il est inutile de sortir des chansons chaque jour sans vision ni impact durable.
La discipline, la patience et le respect de notre identité culturelle sont essentiels pour construire une carrière solide.

Propos recueillis par Samuel Makoma
Pour la Chronique Culturelle Buyo Art titre seulement

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